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Une fois n’est pas coutume, la longueur du titre illustre les multiples rôles de la Citadelle. Pour tous ceux qui y entrent pour la première fois, il s’agit avant tout d’un parc, le poumon vert (terme convenu mais en l’occurrence parfaitement adapté) de l’Esplanade, lieu de détente, de jeux pour les enfants, de pratique sportive pour les plus âgés. Mais la présence des canaux, des poternes, des murailles ne trompe pas longtemps, nous avons aussi affaire à un monument historique : Citadelle s’entend ici avec son auteur, Vauban (dont une partie de l’oeuvre, rappelons-le, est désormais inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO). Et ce n’est pas le moindre paradoxe de l’Esplanade - quartier même pas quinquagénaire dédié par l’Université à la Science et à la Culture - que d’être enracinée dans une histoire militaire multiséculaire. Mais la Citadelle c’est aussi un lieu de manifestations diverses pour lesquelles ce cadre si particulier constitue souvent un élément en soi : l’ARES, des Jeux Esplanadiens aux festivités de ses 40 ans, l’a souvent utilisé. Enfin, il ne faut pas l’oublier, la Citadelle est aussi un haut lieu de l’écologie urbaine : les canards qui trouvent à y nicher en toute tranquillité peuvent en témoigner (cf. ARES-FLASH n° 414 de décembre 2005). Mais là encore, la Citadelle illustre les paradoxes de notre époque : n’y trouve-t-on pas nombre de tortues de Floride, animal d’aspect charmant mais prédateur redoutable, conséquence collatérale d’importations sauvages et d’amour des animaux mal dirigé et mal assumé ? Oui, la Citadelle c’est tout cela. Dans notre quartier dense et minéral, c’est un lieu de rencontre et d’animation pour les Esplanadiens et, bien au-delà, pour tous les Strasbourgeois. De ce fait, vous me permettrez un dernier petit clin d’oeil : la Citadelle a aussi, pour nous Esplanadiens, l’immense avantage d’être un espace public, ouvert à tous et entretenu par tous et non par les seuls Esplanadiens : voilà un exemple à suivre !
Claude Gassmann, Président
Mars 2010
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